Solution alternative Saint Aulde

Saint-Aulde, Seine-et-Marne, 600 habitants

Des immeubles menaçant ruines sont en cours

de réhabilitation

 

 

A Saint-Aulde, village aux confins de l’Île-de-France et de la Champagne, deux bâtiments, dont une grange, menaçaient de s’écrouler, en 2005.

 

Or, dans ce genre de circonstance, la responsabilité personnelle du maire est engagée. Comme il se doit, à l’époque, le maire Gérard Geist a pris un arrêté de péril pour que les propriétaires consolident, ou démolissent les bâtiments en question.

Mais, comble de malchance, ces propriétés étaient  » vacantes et sans maître  » selon l’expression consacrée par le législateur ; autrement dit, les propriétaires étaient défaillants. Les héritiers du premier bâtiment avaient refusé la succession. Au moins, étaient-ils identifiés et ces biens pouvaient rejoindre le domaine public. Mais le deuxième bâtiment, lui, se trouvait sans héritier connu. Il ne pouvait donc pas être vendu à un particulier, ni à la mairie, ni aux Domaines ! Et Gérard Geist de dénoncer alors ce vide juridique.

 

En 2006, le gouvernement a fait voté un certain nombre de dispositions contre « l’habitat indigne », une circulaire stipulant que pouvait devenir communal un bien sans maître dont le dernier propriétaire était décédé depuis plus de 30 ans. Une solution devenait possible pour Gérard Geist.

 

Aujourd’hui, l’un des deux immeubles a été vendu par l’Etat à un particulier. L’autre fera l’objet d’un chantier d’insertion permettant de le réhabiliter et de l’aménager en logement locatif. « Cette expérience m’a appris qu’il ne faut rien laisser à l’abandon, dit Gérard Geist, car il y a toujours une petite chance pour que le bâtiment soit récupérable, et avec un peu d’imagination, on évite de démolir des éléments du patrimoine, simplement parce qu’ils ne sont pas entretenus ».

 

Extrait 50 réalisations de communes de moins de 3500 habitants – 2008- Mairie Conseils Caisse de Dépôt