Solution alternative Ribiers

Ribiers, Hautes-Alpes, 740 habitants

Quatre logements sociaux dans un ancien presbytère

 

 

Située à 9 km de Sisteron, Ribiers (740 habitants) est une commune dynamique qui

bénéficie du label Village nature. Le plus récent projet conduit par le maire, Robert

Veret, est la transformation d’un ancien presbytère en quatre logements sociaux, sur

la place du village. Le diocèse de Gap, propriétaire du bâtiment, a, sur un jugement dutribunal d’instance, signé un bail emphytéotique de cinquante ans avec la commune qui s’engage en contrepartie à le restaurer. Le bâtiment comprendra une salle de réunion au rez-de-chaussée et quatre logements sociaux T3 d’environ 67 m2 chacun au niveau 1 et 2.

 

La rénovation, confiée à Calhaura (Pact Arim du département), a été validée par

les monuments historiques afin que soit respectés les éléments remarquables de la

bâtisse : balustrade en fer forgé, portes menuisées, plafonds et cheminées en stuc ou

marbre, cage d’escalier XVIIIe, dallages en pierre, sols en tomettes… Les façades et

la toiture bénéficieront également d’un grand soin : enduit à la chaux naturelle, frise

florale sous génoise pour la façade principale, menuiserie extérieures en bois de type

ancien, toiture en tuiles canal d’aspect vieilli… Les travaux intérieurs sont prévus pour

minimiser les charges des locataires : réducteur de pression d’eau, poêles à granules

bois, mur respirant chaux chanvre…. Montant total de l’investissement : 482 000

euros sur lesquels la commune a reçu 187 000 euros de subventions (Etat, conseils

régional et général). « C’est une opération viable, souligne Robert Veret, car l’emprunt de la commune de 295 000 euros sera remboursé en vingt-cinq ans par les loyers (de 300 à 350 euros). Mais compte-tenu des sommes en jeu, faire voter un projet pareil par le conseil n’était pas évident».

 

Robert Veret a convaincu car il a fait ses preuves : En 1998, l’ancienne gendarmerie a été restaurée pour y créer cinq logements sociaux, ce qui a valu à la commune le grand prix de l’architecture et de l’urbanisme. Surtout, il s’y connaît en montage de dossiers : Depuis son arrivée à Ribiers, en 1980, il a travaillé jusqu’en 1986 à la société d’équipement du territoire sur les programmes d’OPAH dans les Alpes-de-Haute-Provence. Après guerre, au Havre, il a participé à la constitution des dossiers de dommages de guerre et aux travaux de reconstruction de la ville. Une expérience mise au service des futurs heureux locataires du presbytère.

 

Extrait 50 réalisations de communes de moins de 3500 habitants – 2008- Mairie Conseils Caisse de Dépôt