Solution alternative Landean

 

Landéan, Ille-et-Vilaine, 1280 habitants

Trente logements sociaux neufs gérés par le CCAS

 

 

Pour inciter les jeunes à rester au pays et accueillir les agriculteurs désirant revenir en centre-bourg au moment de la retraite, la municipalité de Landéan voulait, au cours des années 80, construire ou aménager des logements supplémentaires, à loyer modéré.

 

Mais la société locale d’HLM était réticente, à cause de la taille réduite des opérations, qui compromet leur rentabilité. En 1985, Louis-Gérard Guérin, maire nouvellement élu, désaffecte les bâtiments inutilisés de l’école primaire, garde deux classes potentiellement disponibles et décide de faire des logements dans les parties restantes. Il inscrit leur gestion sur le budget du CCAS, simplement parce que c’est plus commode que de passer par le budget communal. En 1992-93, l’office d’HLM est à nouveau sollicité pour une opération de construction de logements sur des terrains municipaux aménagés.

Mais l’office propose d’acheter ces terrains seulement au tiers de leur coût de revient

pour la mairie. Louis-Gérard Guérin, qui travaille dans le bâtiment, décide de confier

la maîtrise d’ouvrage au CCAS pour la construction des logements et, le terrain étant

fourni, il parvient à équilibrer l’opération. C’est ainsi qu’en 1993, Landéan inaugure huit T3 et en 1996, sept T5.

 

En 1997 et 1998, la commune aménage deux logements dans un ancien prieuré et construit quatre logements neufs, le CCAS étant toujours maître d’ouvrage. En 2003, la mairie achète l’ancienne maison forestière et la transforme en un

T4 en location.

 

Au total, le CCAS gère aujourd’hui trente logements, dans lesquels vivent une cinquantaine de personnes qui accroissent la population totale de la commune. Une des deux agents administratifs de la mairie consacre un mi-temps à suivre la gestion des logements et à encaisser les loyers. Le total des annuités de loyers encaissés par le CCAS représente pour l’instant le remboursement annuel de la dette, soit 110 000 euros pour les trente logements. En 2010-2011, une partie des prêts contractés par le CCAS seront remboursés et il sera possible alors de dégager un peu d’argent pour entamer des travaux de réfection et d’entretien des bâtiments existants.

 

Extrait 50 réalisations de communes de moins de 3500 habitants – 2008- Mairie Conseils Caisse de Dépôt