Questionnaire « urbanisme et agriculture » Sophie Long

Questionnaire « urbanisme et agriculture » proposé à
Mme Sophie LONG,

candidate à la Mairie du Castellet.

Préalable : nous attendons de vous des engagements précis et non des déclarations de principe.

Présents : Sophie Long, tête de liste, André Déprad pour l’agriculture

1) Généralement, quelle politique en matière d'urbanisme défendez-vous pour notre commune ?
Il faut préserver l’identité du Castellet, mettre en cohérence agriculture et urbanisme qui sont les éléments clés de cette identité : l’un est l’outil de l’autre, l’un est le levier de l’autre. Nous devons maitriser l’urbanisation et pour cela nous servir des outils de préservation agricole. Nous parlerons d’urbano- agriculture.

2) Quelles sont précisément les zones que vous entendez réserver à l’urbanisation ?
Dans chaque hameau ?

La loi nous oblige à concentrer l’urbanisation autour des agglomérations existantes. Le relief des hameaux du Castellet est à considérer, ils sont entourés de plaines qui pourraient être urbanisées et qui sont pourtant les zones agricoles les plus productives et les mieux exposées. Dans un 1 er temps il s’agira de reprendre la maîtrise du développement urbain, en attendant que le traumatisme créé par les derniers projets immobiliers au Castellet, comme au Plan où un véritable quartier est né, s’apaise. Rénover l’existant et développer par la suite. Défendre le terroir ne veut pas dire stopper l’urbanisation mais moderniser. N’oublions pas qu’urbanisation veut aussi dire dépenses pour créer des infra structures. Il faudra programmer cette urbanisation de façon cohérente en accord avec le PNR et tous les outils que la région et le département mettent en place, afin de préserver l’identité des villages et aussi en faveur du tourisme. On était une commune solide et reconnue, du jour au lendemain on a dévalué le Castellet. Cette commune est un territoire à enjeux, une mine : soit on l’exploite et on en tire de l’or soit on rase tout et on construit . Le devenir de l’agriculture au Castellet, la transmission, le patrimoine, qu’est-ce qu’on en fait ? Je n’habite pas au Castellet, j’y vis. Je ne peux pas tourner le dos à ce que toute ma famille a fait dans cette commune, le patrimoine est important pour moi. Donc au risque d’être stricte, il faut intervenir, solidifier puis ouvrir et je sais que je ne satisferai pas tout le monde ! Je suis
fonctionnaire donc la démarche qui consiste à faire un diagnostic, puis un audit, puis à
mettre en place des préconisations me parle, mais il faut aussi convaincre les Castellans.
Vous, BVAC, les Castellans, vous faites du bruit mais la mairie vous ferme la porte, vous
n’êtes pas écoutés. La commune peut être le facilitateur d’un partenariat entre tous les
acteurs pré-cités.

3) Comment entendez-vous préserver les zones agricoles ?

Le PLU est révisé par la commune, mais il sera soumis à d’autres organismes. Pour qu’il soit validé et corresponde à ce que souhaite la préfecture, il doit être juste, donc il faudra de l’urbanisation. On va développer les zones agricoles ; elles seront prises sur de l’EBC ( espace boisé classé), du boisé, du naturel. Les EBC du Camp, brûlés, peuvent passer en agricole par exemple. Par contre en ce qui concerne les zones cultivées placées au milieu de centres urbains, en zone de mitage, c’est au choix de l’agriculteur qui exploite de vendre ou pas. Il faudra faire des zones de coupure entre les zones exploitées et habitables. Il va falloir décréter des poches autour des hameaux à urbaniser mais de façon modérée. Nous pourrons aussi protéger des zones déjà agricoles par des ZAP (zone agricole protégée) mais là, une concertation avec la population sera nécessaire car elles ont aussi un effet pervers. Nous créerons une commission urbano-agricole à cet effet avec élus de la majorité, de l’opposition et des invitations délivrées à des associations de défense ou des chambres consulaires ( chambre d’agriculture, chambre du commerce, chambre des métiers) Après la concertation la commune gardera la maitrise de la gestion et prendra la décision finale puisqu’elle en aura la responsabilité. Transparence et concertation avec la population permettront d’éviter des
problèmes.

4) L’Etat instaure une ZNT de 10 mètres autour des parcelles agricoles à proximité
d’habitations. Quelle est votre position à ce sujet ?

On peut envisager une zone non aedificandi de 10 mètres à partir de la zone agricole dans la révision de notre PLU. Cette zone ZNT imposée par l’Etat varie en fonction des cultures, traitements etc… Puisque ce point est à la clôture de la parcelle, nous pouvons imposer une distance minimale entre nouveau bâtiment et clôture. Ceci réduirait au moins les risques de conflit. L’Etat a mis en place des aides aux agriculteurs pour acheter des nouveaux matériels. Il faut informer, les agriculteurs, la population, nous pouvons faciliter ce phénomène. Il faut faire en sorte de pacifier, d’accompagner les relations entre agriculteurs et population par la concertation.

5) Dans le PLU en cours de révision comptez-vous transformer certaines zones
urbanisables en zones agricoles ? Lesquelles?

Les Faremberts au Brûlat : je cite le PNR, les choses sont écrites dans la Charte, cohérentes, je prends ! C’est l’entrée d’un village, l’image du Parc s’y joue, on ne peut pas y voir un immeuble. On rend cette zone à l’agriculture, nous en avons le droit même si le dossier est toujours en Conseil d’Etat, afin d’éviter que d’autres projets immobiliers puissent être proposés par les urbanistes qui sont très compétents pour interpréter les PLU ! Et là, vu qu’il s’agit seulement de quelques hectares, on crée une ZAP, à côté de la Vallée du Silence, dans le PNR ; sur une petite surface comme ça, il n’y a pas de risque. Les propriétaires de ces parcelles, forcément déçus par la perte pécuniaire et on le comprend, pourraient y faire un laboratoire à ciel ouvert, une zone de développement, louer leur terrain… Bien sûr, ils n’en obtiendraient pas le même rendement que s’ils avaient vendu à un promoteur ! L’intérêt que représente le PNR pour notre commune, d’ailleurs, est porté par ma voix, qui travaille au département, celle de Dominique Blanc oeuvrant à TPM, alors que les dirigeants de l’ancienne équipe n’en faisaient pas grand cas. La Roche du Saule au Brûlat : je connais bien le dossier, cette zone a été placée en IAU dans le PLU en cours (2009) qui a subi des modifications pour éviter un développement urbain intense. Les routes pour y accéder n’appartiennent pas toutes à la commune, élargir les voies alors que nous ne sommes pas chez nous signifiait expropriations etc…! La Roche du Saule restera en l’état : 2 permis ont été attribués ces derniers temps, il n’y en aura pas plus !
La Régie au Plan : c’est un non-sens ! Une route très pentue, un angle de maison jouxtant la route avec tous les dangers que cela comporte, le coût des travaux pour refaire la voie( 3.5 millions) , des permis délivrés illégalement à des particuliers, à des promoteurs, alors que l’accessibilité est une condition à la construction ! Castell, Hussié, peu importe qui a signé, la responsabilité de la commune est engagée . J’alerte Mme le Maire depuis si longtemps à ce propos, rien n’y fait ! La commune peut se porter partie civile sur ce dossier, le promoteur se retournera contre la commune s’il ne peut construire, il va falloir payer les erreurs du passé, et ce sera de l’argent qui n’ira pas à d’autres postes de fonctionnement ou d’investissement. 150.000 euros sont budgétisés pour exproprier les propriétaires de bordure de voie mais ces riverains ne vont pas se laisser faire et cela va coûter beaucoup plus cher à la commune ! Mais nous sommes en période d’élections, et Mr Castell délivre des permis !

6) En viticulture, les relations exploitants-riverains sont souvent complexes. Vous
pencherez-vous sur cette question ?

Il y a quelques années, j’avais organisé des rencontres avec les coopératives viticoles. En tant qu’adjointe à l’agriculture, je proposais mon aide pour mettre en place des plans de
communication afin d’informer la population sur les calendriers et pratiques agricoles et les risques de nuisances associées. Je n’ai pas été entendue. 3 ans après nous en sommes au même point ! Il faut communiquer, sigler, identifier, les agriculteurs sont obligés d’en arriver là, sans cela, les administrés ayant le pouvoir (les jurisprudences le prouvent au quotidien), il n’y aura aucune entente possible. Nous ne devons pas en arriver là, nous sommes une commune rurale où tout le monde se connait, nous pouvons nous dire les choses. Même si je dois rencontrer un certain désaveu, j’irai jusqu’au bout sans concessions.

7) Quelle est votre position concernant la loi ALUR , le contrat de mixité sociale signée
par la commune et qui serait renouvelable dès fin 2019?

Ce contrat de mixité sociale est en train de générer un ghetto au Plan, en train de monter les gens les uns contre les autres. Il faut arrêter ! On doit s’y opposer en allant négocier avec le préfet. Aucune autre commune que le Castellet n’a signé cette convention de mixité sociale avec la préfecture. C’est bien sûr une question de personne : nous devons prouver notre bonne foi au préfet, oui, nous faisons des logements sociaux, nous ne refusons pas tout en bloc. Gabriel Tambon a proposé moult fois que la Bergerie soit considérée comme logements sociaux, cela a toujours été refusé par la préfecture : il y a 500 parcelles, il nous manquait 529 logements sociaux, l’affaire était réglée… mais on ne fait pas du social dans du précaire nous a-t-on répondu ! Terra Uva a sauvé le Castellet, contre l’avis de nos administrés. Mr Castell n’est responsable de rien à ce propos puisque le préfet a instruit lui-même ce permis, nous étions dépossédés de notre instruction à cause de notre carence en logements sociaux. Je suis optimiste, avec de la bonne volonté on peut négocier, certains y arrivent, pourquoi pas nous ? Regardez La Cadière, ils ont quand même moins de problèmes que nous ! Il reste que nous n’avons pas la main sur l’attribution de ces logements, il y a des contingents. Par contre si nous devenons propriétaires, privés, même si ça coûte de l’argent, nous y mettrons qui nous voulons. Nous avons des bâtiments communaux qui pourraient être transformés en
social. Si nous n’adoptons pas cette solution, dans 5 ans, nous aurons 2000 logements
supplémentaires au Castellet !

8) Quelle place pour les logements sociaux dans la politique que vous entendez
mener? Quels types de logements sociaux ? Où ?

Montrant l’exemple, la commune devra investir pour acheter du patrimoine et le mettre à
disposition du social (emprunt mais aussi subventions, il faut aller chercher l’argent ! ) Il n’y aura plus de gros programmes immobiliers. Nous privilégierons les lotissements mais avec toutes les contraintes qui doivent s’y adjoindre, logements sociaux à partir d’un certain nombre d’habitations , parkings, gestion de l’eau…. en se référant aux documents
d’urbanisme que nous réviserons. Il faut aussi encourager les gens à transformer leur bâti non utilisé en du social. Le Castellet n’a pas besoin d’autant de logements sociaux, nous voyons bien que les nôtres sont souvent occupés par des personnes venant d’autres communes, pas habituées à vivre en cadre rural. Cet apport de population non adaptée à notre cadre de vie va générer de la plainte. Là, nous retombons dans la carence, nous n’avons pas nos 25%, il faut donc générer du logement social mais à moindre impact . Le travail effectué avec l’urbaniste du cabinet Luyton , nous a permis, à Dominique Blanc et moi- même, d’être informées de la multitude d’outils que nous avons à notre disposition pour maitriser notre urbanisation, en attendant la révision du PLU.
Mais attention si le social est créé par le privé, qu’il s’agisse de la commune ou de petits
propriétaires, il n’est pas certain que le préfet prenne en considération l’intégralité du
nombre de logements dans le pourcentage de 25 imposé par la loi. Nous nous battrons pour une cause sans assurance de l’assentiment du préfet. Il faudra alors se montrer persuasifs.

9) La Bergerie : votre position sur la situation actuelle, les solutions adoptées par la
Commune à ce jour, vos intentions ?

Les solutions de la commune à ce jour ne sont pas satisfaisantes puisqu’elles génèrent du
conflit. De la concertation, oui, mais la Bergerie commence à coûter de l’argent aux
Castellans. Mme le Maire arrivant à la fin de son mandat veut clore à tout prix le dossier. Si la société qu’elle veut créer fait faillite, c’est la commune qui en sera responsable puisqu’elle l’aura créée. La Bergerie : zone de PPRIF, non-sens architectural, état lamentable, c’est le référentiel d’infractions multi codes, un risque majeur pour la commune. Si nous n’arrivons pas à résoudre cette situation catastrophique c’est la commune qui sera mise en carence par la préfecture avec tout ce que cela engendre. Il faut trouver des partenaires. Aucune  structure privée n’est intéressée par un achat de l’intégralité du terrain. La commune peut-elle encore supporter le coût de ce dossier ? Une mauvaise communication a fait que beaucoup de résidents pensent être propriétaires et du coup ne veulent pas payer. D’autres le veulent bien. Certains vivent depuis des années sur le compte de la commune ,et puisque ça fonctionne très bien, ils n’ont pas envie de payer. La commune pourrait reprendre une partie des parcelles ; les mobil homes scellés sur le terrain appartiennent de fait à la commune.
Nous pouvons expulser ceux qui refusent de payer, reloger ceux qui peuvent prétendre à des aides sociales, ou vendre des parcelles à ceux qui le souhaitent. Nous pouvons aussi mettre en location des parcelles que la commune reprendrait; les mobil homes scellés sur le terrain appartiennent de fait à la commune. On laisse tant de parcelles à la vente, un groupe d’habitants rachète une partie, la mairie prend en charge une autre partie pour un parc locatif, le risque financier est divisé en 3. Si on voulait construire du logement social là-haut, il faudrait changer le PLU et le PPRIF ( 5 ans de procédure) et transformer le secteur en constructible. Les parcelles se vendraient alors bien plus que 30 à 50.000 euros. Comment rendre un terrain constructible à x milliers d’euros sachant que les gens risquent d’être expulsés dans 10 ou 15 ans pour laisser la place à la LGV? Et comment la commune peut-elle s’engager sur des investissements aussi importants avec une épée de Damoclès comme celle- ci, c’est du gaspillage d’argent public ? Toutes les communes sur le tracé LGV abandonnent leurs projets ! Le Castellet est un barrage prêt à rompre, La Bergerie, les décharges sauvages, la Régie… Il faut prendre une décision et s’y tenir. Expliquer, argumenter est une perte du temps au règlement du problème. Les collectifs diffusent des menaces pas tout à fait vraies mais pas tout à fait fausses non plus, la commune a fait des choses qu’elle n’aurait jamais dû faire, elle s’est mise dans la nasse.

10) Le Camp plus généralement ? quel avenir à ce hameau ?

Pour préserver la plaine du Castellet, ce qui est le moins pentu donc le plus favorable à
l’agriculture, il faut réfléchir à l’évolution du plateau du Camp. En approchant de la zone
d’entreprise il est possible d’urbaniser, mais surtout pas la descente du Camp (problèmes
d’inondations, de glissements de terrains et de pollution des plaines en dessous). Le Beausset semblerait décidé à permettre l’accessibilité de la zone d’entreprise par la création d’une route, ce qui permettrait le développement de celle-ci. Nous avons tout à y gagner. Il faudra alors proposer du logement pour les employés, hors PNR, réserve LGV et PPRIF, donc en descendant vers Cuges ou entre les 2 départementales. Il y a un éventail de possibilités. Economiquement, le développement du plateau serait intéressant pour la commune, mais uniquement le plateau. Mme le Maire et Mr Hussié ont en projet à ce jour d’urbaniser le couloir descendant de l’intersection vers Ceyreste jusqu’aux Grands Pins !

11) Les décharges sauvages : la Capucine, le Camp. Qu’envisagez-vous ?

La Capucine : je suis la seule à être allée chercher les arrêtés. Mme le Maire ne les a jamais appliqués. Au Camp, l’équipe municipale a été un peu plus active. Vous comprenez bien quele BTP est contrarié par cette entrave au dépôt : ils polluent le Castellet ! Je n’en parlerai pas plus. Il y a des lois !

12) Le PLU est en cours de révision actuellement. Quelles modalités concrètes
d’information et de participation des citoyens à la définition du PLU et à la
politique d’information avec un temps nécessaire à ce que les gens s’approprient cette
information.

La communication doit être plus importante car les gens sont exigeants
maintenant, nous allons favoriser l’acheminement de l’information. Ce qui est bon pour la commune, je le souhaite ! Mais je n’ai aucun problème à recevoir les gens qui seront
mécontents non plus.

13) En matière d’urbanisme et d’agriculture, selon vous, quel doit être le rôle de la
commune et quel doit être celui de la communauté d’agglomération Sud Sainte
Baume ? Etes vous favorable à un PLU i (PLU intercommunal )?

Je n’y suis absolument pas favorable. Comme le dit le président de notre communauté
d’agglomérations, Ferdinand Bernhard, chaque maire est souverain en sa commune. Les EPCI sont là pour mettre en commun des infra structures. Toutes les autres communes de l’aglo se sont urbanisées, nous, nous sommes un poumon vert et souhaitons le rester !

14) Quelle est selon vous la place qu’il convient de donner en matière de construction aux promoteurs, à la demande individuelle, à aux initiatives communales ou intercommunales?
Cf ci-dessus.

15) Le préfet veille à ce que la loi ALUR soit respectée avec une construction rapide de 25% de logements sociaux. Des pénalités sévères peuvent être imposées aux
communes le cas échéant. Comment envisagez-vous cette situation ?

Nous ne sommes pas maitre du dossier. Si on pose la question aux Castellans ils diront qu’ils préfèrent payer les pénalités que voir leur village défiguré. Mais maintenant on ne peut plus rire au nez des préfets sans répercussions ! On l’a déjà subi. On doit porter notre parole plus loin ; ici le bassin est urbanisé, nous sommes la poche d’irréductibles. Mais si nous nous tournons vers le Cantal, l’Aveyron, les communes boisées, forestières, pour avoir un rayonnement national puisque nous ne sommes pas les seuls à avoir ces problèmes, nous avons des chances d’être entendus par l’Etat. On est en train d’asphyxier l’économie de notre commune : la masse de nouveaux arrivants n’apportera rien à notre commune mais par la commune leur devra tout. Si l’on absorbe une population qui ne paie plus de taxes, d’impôts etc… nous n’aurons plus d’argent car trop d’infra structures devront être mises en place.

16) Développement durable et urbanisme.

Dans mon métier, j’essaie de vendre le développement durable à tour de bras ! IL faut 3
axes : le social, l’économie et l’écologie. Il faut surtout un développement responsable, faire adopter aux gens ce comportement responsable. On impose moins, on tend à discipliner les gens ,à les éduquer.

MERCI, MME LONG, DE VOUS ETRE PRETEE A CET EXERCICE !

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