Questionnaire « urbanisme et agriculture » Mr Christian Fabre

Questionnaire « urbanisme et agriculture » proposé à
Mr Christian FABRE,

candidat à la Mairie du Castellet.

Préalable : nous attendons de vous des engagements précis et non des déclarations de principe.

Présents : Christian FABRE, tête de liste, accompagné d’une personne

1) Généralement, quelle politique en matière d’urbanisme défendez-vous pour notre
commune ?

Premièrement, ne plus gâcher la commune avec des projets qui ne sont pas calculés à
l’avance : il faut les chiffrer et connaitre leur utilité. Puis préserver au maximum tout ce qui
est vigne. L’INSEE dit que le nombre de viticulteurs a diminué de 54 % en 7 ans. Il faut aider le
vigneron, encourager le métier : les viticulteurs fonctionnent pour la plupart en entreprise
individuelle ce qui économiquement n’est plus viable de nos jours. Nous allons créer une
pépinière d’entreprises qui aura comme mission d’aider les viticulteurs entre autres à faire
évoluer leur entreprise en se constituant en SAS, en SARL, de façon à payer leurs charges au
réel et non par anticipation. Il seront suivis régulièrement par cette pépinière pour les aider
dans leur administratif. Nous pouvons aussi aider les vignerons lorsqu’ils partent en retraite à
la reprise de leur entreprise quand elle est rentable, afin d’éviter de voir pousser des Terra
Uva 3 par un tour de passe-passe!

2) Quelles sont précisément les zones que vous entendez réserver à l’urbanisation ?
Dans chaque hameau ?

Franchement, les zones déjà agricoles on ne va pas les urbaniser ! Nous avons au Castellet
une énorme zone qui représente la moitié des habitants de la commune, c’est le plateau du
Camp. Ça ne gênerait personne de l’urbaniser. On a laissé cette zone en jachère pour des
raisons de fric, de fausses factures… De ma part, pas de magouilles, on développe
harmonieusement les zones en jachère au lieu d’aller taper les zones agricoles indispensables
à l’image du Castellet, et sans construire d’immeubles. J’en ai parlé au directeur du circuit qui
est un grand acteur économique de notre région, nous avons évoqué le visuel : il faudrait que
le paysage autour du circuit soit valorisant. Dans l’état actuel on ne peut pas construire
partout à cause des contraintes du PPRIF et de la réserve LGV. On parle de cette LGV depuis
des années, on va s’empêcher de faire quoi que ce soit à cause de ce projet ? Il semblerait
que la LGV serait en tunnel, on ne sera peut-être même pas touchés. De plus, la population
est loin de s’accroitre chez nous selon l’INSEE, donc il n’y a aucune raison de construire des
immeubles. Quand je pose la question aux élus ils ne me répondent pas ! Ne rien faire ne sera
jamais mon principe d’actions. Il faut toujours essayer même si parfois on ne réussit pas !I l y
a 2 facteurs à surveiller, c’est le développement de la LGV et le circuit qui souhaite déclasser
une certaine zone du plateau de l’appellation PPRIF afin de faciliter son évènementiel. Je suis
agent de sécurité à temps perdu et, lors de mes rondes, je peux constater que sur le plateau,
depuis la F1, il n’y a plus de sangliers, tellement il est déboisé au profit des parkings. Les
risques d’incendie ont largement baissé. Donc, on peut négocier.
Les autres hameaux : on n’augmente l’urbanisation que si on augmente les infrastructures
qui vont avec (écoles, voierie…) Interroger les gens sur leurs besoins, les écouter, c’est une
priorité. Je tourne sur la commune, je ne reste pas que sur le plateau, je les entends se
plaindre de la voierie au Plan au niveau du Lidl. Au Brûlat, personne ne veut qu’on touche aux
vignes, ils ont raison. Ste Anne, vous avez vu le mur ? J’essaie juste d’appliquer de la logique
dans ce que je fais, en bon matheux, la population ne s’accroit pas donc c’est l’écoute des
gens des villages qu’il faut mettre en avant, c’est tout !

3) Comment entendez-vous préserver les zones agricoles ?

Quand les jeunes agriculteurs ont de petites exploitations, ils se sentent seul (cf réponse à la
question1). Il faudrait ne pas toucher aux zones. On perd des zones agricoles quand il y a une
vacance, un décès, un départ, pas d’enfant pour reprendre. La mairie peut mettre en
relations ces agriculteurs avec d’éventuels repreneurs intéressés par cette activité, par
annonce nationale par exemple. On pêche souvent de ne pas savoir, il faut informer.

4) L’Etat instaure une ZNT de 10 mètres autour des parcelles agricoles à proximité
d’habitations. Quelle est votre position à ce sujet ?

On est du Sud, on n’aime pas que l’Etat nous impose quoi que ce soit. Tout ça est à traiter au
cas par cas. Ce ne devrait pas être une décision nationale ou alors il faudrait mettre des
kilomètres de ZNT ! La loi va interdire le mistral de souffler ou les insectes de butiner ?

5) Dans le PLU en cours de révision comptez-vous transformer certaines zones
urbanisables en zones agricoles ? Lesquelles?

Sur le plateau certaines personnes ne peuvent rien faire sur leur terrain, même de
l’agriculture : là, c’est stupide, une zone agricole ne pose pas de problème à la nature ! Dans
ce cas de figure, je veux bien qu’une personne crée une activité agricole là où il n’y a rien ! Les
zones qui sont classées urbanisables mais pas construites on les laisse en l’état tant qu’il n’y a
pas un besoin, une augmentation de population. Un habitant du plateau voulait développer
une exploitation d’oliviers, on a préféré y installer des panneaux solaires. Je suis pour
l’énergie propre bien sûr, mais une énergie qui profiterait à la commune alors que là, les
câbles partent vers la Ciotat et Cuges, pourquoi pas traverser la route et alimenter le
plateau ? Et les économies dans tout ça ? Si je suis maire je renégocierai tous les contrats
passés depuis ces 10 dernières années. J’ai été un des meilleurs acheteurs à Métro, je pense
être bien capable de le faire. Hors de question que les contribuables continuent à payer des
travaux au double ou triple de leur valeur alors que s’il y avait eu appel d’offres, des
économies auraient été faites. Et le Lidl ? Tout a été fait au prix fort pour avantager un élu.

6) En viticulture, les relations exploitants-riverains sont souvent complexes. Vous
pencherez-vous sur cette question ?

Toujours la même question, qui de la poule ou de l’œuf était là en 1 er ? Je ne pense pas que la
vigne ait poussé en un clin d’œil, c’est plutôt le contraire. Si je construis ma villa près du
circuit, je prends en considération le fait qu’il était là avant moi, je ne me plains pas du bruit.
Et c’est comme ça qu’on en arrive à pondre des lois comme celle de la ZNT à 10 mètres.
Illogique !

7) Quelle est votre position concernant la loi ALUR , le contrat de mixité sociale signée
par la commune et qui serait renouvelable dès fin 2019?

Il y a peut-être des points intéressants dedans, pour l’instant je ne l’ai pas lu. Et si je lis le
rapport de la cour des comptes, ça n’a pas été un grand succès. Qu’en pensent les personnes
de chaque partie, je ne suis pas le seul concerné ?

8) Quelle place pour les logements sociaux dans la politique que vous entendez
mener? Quels types de logements sociaux ? Où ?

J’y réfléchis énormément. Actuellement, on construit des immeubles, on fait de la mixité, on
va vendre ceux-là très cher pour rentabiliser les travaux et les autres seront sociaux ; en fait
on agrandit le besoin en logements sociaux au lieu de le diminuer, c’est le serpent qui se
mord la queue ! Sur le plateau, il y a beaucoup de cas sociaux, j’en vois qui ont été installés ici
autrefois par Mr Tambon et de nos jours par les assistantes sociales. La police municipale a
forcé un chalet vacant de la Bergerie ces jours derniers pour y installer une personne de la
famille d’un élu. Ici il y a une centaine de personnes dans ce cas, sur des parcelles
appartenant à la mairie ou logées par des vendeurs de sommeil qui ne reversent rien à la mairie. Les locataires sont des personnes âgées, des handicapés, des mères seules avec des
enfants. On les a nos logements sociaux ! Il suffit d’un jeu d’écriture et la centaine de
personnes qui touche la CAF en ce moment est légalisée. Et il n’y aura plus d’impayés de
loyers puisque les sommes seront versées directement par la CAF à la mairie. Et ce sont des
gens très bien, sans problèmes de délinquance, je n’ai pas l’intention de faire venir des gens
de Marseille ou Toulon. Si on officialise 100 logements sociaux, vous vous rendez compte de
l’amende qu’on économise de la part de l’Etat ? Et pourquoi ne pas encourager des bailleurs
privés à transformer leurs logements en sociaux avec les avantages fiscaux qui s’y
attachent ? Je les inciterais aussi en baissant leur taxe foncière. Ça éviterait des
constructions et cela ne nous coûterait rien. On n’aurait pas les 500 manquant_ on n’y
arrivera jamais d’ailleurs_ mais ça ferait plaisir au préfet de voir nos efforts. Pourquoi cette
solution n’a-t-elle jamais été envisagée avant ? Un candidat projette de faire 250 logements
sociaux à la Bergerie, avec une « importation » de 150 familles qui seraient donc au sens non
péjoratif du terme « des cas sociaux », les castellans vont vraiment apprendre ce qu’est une
zone de non-droit. Il y aura des problèmes d’insécurité et autres car il ne faut pas concentrer
les gens modestes au même endroit. On voit à Marseille ce qu’il en est !
Pour les autres hameaux, au Plan, les logements sociaux sont en construction, certaines
personnes du plateau seront relogées là-bas. Au Brûlat, la population ne semble pas être
touchée par ce problème, les habitants ne semblent pas être en difficulté financière, ceux que
j’ai croisé en tout cas. D’ailleurs on manque de statistiques par hameau, on sait que 14% de
la population castellane est en dessous du seuil de pauvreté mais on ne sait pas où vit cette
population. Mon idée est que ces 14% puissent être logés à des loyers modérés et que leurs
bailleurs choisissent de faire reconnaitre leurs logements comme sociaux avec tous les
avantages pré-cités, ce qui permettrait à la commune d’augmenter son quota sans rien
changer, rien débourser.

9) La Bergerie : votre position sur la situation actuelle, les solutions adoptées par la
Commune à ce jour, vos intentions ?

C’est une escroquerie, un jeu comptable bidon qui a été décidé au dernier conseil ! On va
essayer de traire des vaches qui n’ont plus de lait ! Au moment de la liquidation de la régie,
j’avais proposé un plan de redressement comptable _ j’ai déjà redressé plusieurs boites_ et
j’en tirais encore 600.000 euros de bénéfice par an .La mairie l’a bloqué. Mon projet actuel :
je fais un compte d’exploitation qui permet de faire revivre ce quartier de la Bergerie
(d’ailleurs il n’est plus possible qu’il y ait une zone en haut, une en bas, c’est insultant, il faut
que le plateau devienne un vrai quartier) et qui devient bénéficiaire d’entre 1 et 2 millions
d’euros. Je légalise les logements sociaux et la régie encaisse directement les loyers plutôt
que de passer par les vendeurs de sommeil. Je vends des parcelles à prix raisonnables à ceux
qui veulent les acheter, dès maintenant, sans attendre que ça passe constructible, avec
paiement par étapes au fur et à mesure de l’avancée des travaux de réhabilitation des
réseaux. Les personnes qui viennent ici en vacances continuent à louer à la régie. Ainsi on autofinance tout, par recettes continues, annuelles, qui viendront gonfler le budget de la
mairie. Il y aura des baux ; comme partout il peut y avoir des gens défectueux et là, charge à
nous d’appliquer la loi. 3.2 millions, c’est le montant de la caution du prêt contracté par Var
Habitat pour 31 logements sociaux à laquelle s’est engagée la mairie. Avec cette somme je
fais 100 à 150 logements (chalets). Et tant qu’à faire nous soignerons le look de ce quartier, il
faut qu’il soit harmonieux, uniformisé et joli.
(Nous ne rapportons pas l’intégralité des déclarations de Mr Fabre à propos du déroulement des
actions entreprises par la mairie depuis la liquidation de la Régie, de ses projets en ce qui concerne le
circuit, ces sujets sortant du thème de notre association. En revanche, pour de plus amples
informations, vous pouvez bien sûr vous rapprocher de lui.)

10) Le Camp plus généralement ? quel avenir à ce hameau ?

Je veux en faire un village comme les autres, avec ses commerces, administrations… Au Camp
il n’y a rien ! La moitié des votants sont là pourtant. On propose la création d’une agence
intérimaire qui représentera la communauté des communes ici de façon à garantir le plein
emploi. On pourrait créer un centre social, administratif, voire un cybercafé pour les jeunes
avec surveillance par un adulte, un centre sportif ouvert même le week-end. Et je suis
certains que les employés municipaux, en sureffectif, seraient contents d’être formés à ces
autres missions.

11) Les décharges sauvages : la Capucine, le Camp. Qu’envisagez-vous ?

En qualité d’écrivain, je me sclérosais un peu, j’ai pris un emploi dans la sécurité et je tourne
beaucoup, j’ai souvent empêché des gens de vider. Si personne ne dit rien, c’est qu’il y a des
complicités . Je place des caméras bien situés, avec un service d’intervention rapide, je prends
un adjoint qui n’est dédié qu’à la sécurité car on parle d’insécurité partout au Castellet,
incivilités, petite délinquance. On peut faire un forfait annuel pour les entreprises leur
permettant d’utiliser les déchetteries à volonté. Le coût n’incombera pas seulement à la
commune, toutes les communes avoisinantes participeront.

12) Le PLU est en cours de révision actuellement. Quelles modalités concrètes
d’information et de participation des citoyens à la définition du PLU et à la
politique d’urbanisme entendez-vous mettre en place ?

Un conseiller municipal par hameau qui siègera une fois par mois parmi ses administrés, qui
écoutera les personnes et aura 24 h maximum pour me remonter les problèmes. On aura 48h
maximum pour répondre aux gens. Personne ne sera à la mairie pour dormir ! Il y aura des
boites à idées un peu partout. Je serai à l’écoute à 100%. Je vais gérer un peu cela comme
une entreprise. J’ai toujours été adoré par mes employés parce que je suis juste ; là ce
seraient « les Castellans qui seraient un peu mes employés », donc je serais à leur service.
Pendant les 4 années qui viennent de s’écouler, depuis le début de la révision du PLU, les
Castellans n’ont pas été consultés, aucune publication n’a eu lieu. Quand on écrit à la mairie,

même par lettre recommandée, aucune réponse ! Ça n’arrive peut-être qu’à moi.
J’actionnerai tous les moyens d’action sur le PLU. On peut faire passer des choses par le biais
du social, encore faut-il le tenter.

13) En matière d’urbanisme et d’agriculture, selon vous, quel doit être le rôle de la
commune et quel doit être celui de la communauté d’agglomération Sud Sainte
Baume ? Etes vous favorable à un PLU i (PLU intercommunal )?

C’est une question de logique, si ce sont des gros projets c’est bien de s’associer aux autres
communes. Je voudrais organiser une petite navette, électrique, c’est la mode, qui aille
jusqu’à OK Corral pour rejoindre Marseille, une autre en direction de Toulon. Les employés
communaux qui sont « en trop » pourraient être formés comme chauffeurs, et cela relierait
les gens entre eux. Comment les personnes âgées du plateau vont-elles aller au Lidl au Plan ?
Si le PLU intercommunal doit remplacer le PLU local, je suis d’accord et pas d’accord.
Attention, nous ne pesons pas grand-chose dans l’intercommunalité !

14) Quelle est selon vous la place qu'il convient de donner en matière de construction
aux promoteurs, à la demande individuelle, à aux initiatives communales ou
intercommunales?

Il faudrait qu’à chaque projet il y ait des appels d’offres, il n’y en a pas sur le Castellet. Tous
les projets ont été donnés à des copains. Un promoteur doit être un sous-traitant au service
de la commune et de ses administrés et pas le contraire. J’aimerais faire une piscine par
exemple, ça ne peut pas se faire seul, il faut passer par la communauté des communes.
Certains candidats sur les communes avoisinantes seraient d’accord, ce serait bien que nous
siégeons ensemble à l’agglo. Il faudra faire un appel d’offre et ensuite déterminer la part de
financement de chaque commune. Toute une logique qui n’est pas appliquée à l’heure
actuelle sur la commune du Castellet !

15) Le préfet veille à ce que la loi ALUR soit respectée avec une construction rapide de
25% de logement sociaux. Des pénalités sévères peuvent être imposées aux
communes le cas échéant. Comment envisagez-vous cette situation ?

Il faut éviter les pénalités en agissant de la façon que j’ai évoquée ci-dessus : ne plus
construire pour construire alors qu’on est en perte de vitesse au niveau de la population. On
va s’aligner avec la loi ALUR. Ça va être difficile : on va valider 100 à 150 logements sociaux à
la Bergerie, presque du jour au lendemain. Inciter les propriétaires qui louent à des ménages
modestes de faire reconnaitre leur logement comme social. On va trouver de quoi faire
économiser une amende à la mairie. On va exprimer ceci à Mr le préfet en allant dans le sens
du progrès de façon progressive et réfléchie. Mes sociétés ont été particulièrement
contrôlées ; lors de contrôles administratifs je n’ai jamais eu d’amende à payer car je
montrais mes efforts. Même chose pour le préfet, il faut lui montrer qu’on a des projets en
cours qui vont dans le sens de ses souhaits, qu’il attende un peu. Ce sont des négociations, il faut les faire, je n’installerai pas un hamac dans mon bureau ! Et ce sera valable pour tous
mes conseillers.

16) Développement durable et urbanisme.

Que voulez-vous savoir là-dessus ? Je ne vois pas l’utilité dans un 1 er temps. Je nierai tous mes
propos si je vous disais maintenant que j’ai prévu de développer l’urbanisme à outrance au
Castellet, il n’y a pas de besoins sauf pour les infra structures. Il manque des projets pour la
collectivité, pas pour l’habitat. Mais peut-être que je ne maitrise pas mon sujet.

MERCI, MR FABRE, DE VOUS ETRE PRETE A CET EXERCICE !

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