lettre aux castellans juin 2017

Urbanisme intensif, ça continue !

A l’ordre du jour du Conseil Municipal du 12 juin 2017: la vente d’un terrain communal (parcelle N1759), mitoyen du projet le « Domaine des Sarments », chemin des Faremberts au Brûlat. Nous luttions déjà contre le projet du Domaine des Sarments (120 logements), voilà que la municipalité impose aux Brûladins 30 logements supplémentaires sur cette parcelle communale !

Conseil municipal houleux, et depuis ce jour, nous sommes témoins d’actes anti-démocratiques que nous ne pouvons pas passer sous silence !!!

 

Pourquoi s’opposer à la vente de ce terrain communal ?

Parce que le « Domaine des Sarments » fait l’objet d’un recours administratif dont le jugement n’a pas encore été rendu,

Parce que les deux projets sont liés, puisque l’accès à ces 30 nouveaux logements est prévu par le Domaine des Sarments,

Parce que démarrer un autre projet dans la Vallée du Silence c’est prendre le risque, en cas d’annulation du permis du 1er projet, de faire des travaux d’élargissement du chemin des Faremberts et de raccordement aux réseaux aux frais exclusifs des Castellans.

La seule manière cohérente d’agir serait d’attendre le jugement du tribunal d’autoriser ou pas la construction du Domaine des Sarments !

On ne met pas la charrue avant les bœufs !

 

Déroulement du Conseil Municipal du 12 juin : après une discussion tendue, la majorité des élus a voté contre la vente de la parcelle communale, malgré le fort mécontentement et les tentatives de passage en force de Madame le Maire et entre autres, de ses 1eret 2ème adjoints.

Après quelques sujets votés à l’unanimité, des positions controversées entre élus sur un dossier ont mis le feu aux poudres ! C’en était trop pour Madame le Maire qui s’est emportée et a annoncé sa démission, mettant en avant des « problèmes de santé », évoquant son « incompétence », assurant qu’elle ne pouvait plus assumer cette

« fonction trop lourde » pour elle, avant de quitter la salle (Var Matin du mardi 13 juin 2017).

Le lendemain, mardi 13 juin 2017, devant les caméras de France 3 et Azur TV, nous apprenions que Mme Boizis revenait sur sa décision, ce qu’elle avait déjà fait en décembre 2016. Pour sa part, Mr Hussié, 1er adjoint, s’est empressé de dire devant les mêmes caméras, que la résistance aux logements sociaux expliquait le mécontentement actuel.

Faux ! C’est de la manipulation !

 

BVAC est pour les logements sociaux, mais nous ne voulons pas de projets démesurés faits n’importe où et n’importe comment.

BVAC ne veut pas de ces complexes immobiliers dont une grande partie est faite de logements privés permettant d’enrichir les promoteurs. Nous sommes déjà en carence de logements sociaux sur la commune et l’augmentation des logements privés augmente inéluctablement notre carence en logements sociaux (*voir ci- dessous)

BVAC ne veut pas de projets de 150 logements aux Faremberts alors que le projet initial voté en 2015 était de 68 logements (augmenté à 150 logements sous le mandat de Mme BOIZIS), projet déjà très important mais plus adapté à la taille du hameau du Brûlat. Il ne faut pas oublier qu’un autre lotissement de 27 logements va débuter chemin de la Massoque (Les Jardins du Brûlat.) Ce sont donc 120 + 27 + 30 = 177 logements qui sont prévus au Brûlat du Castellet, soit une augmentation de la population du hameau de plus de 50%.

 

Après le mode silence, le mode girouette fait son entrée à la mairie du Castellet

 

Cette fin de semaine, nous apprenons que Mme le Maire retire leurs délégations aux élus qui ont voté « contre » ses propositions au cours du conseil du 12 juin pour les confier à quelques conseillers de la minorité silencieuse. L’opposition s’il en existait une, se rallie donc à Madame le Maire pour des raisons inconnues – nous pouvons craindre que ce soit en vue des prochaines élections municipales, et par conséquent, certainement pas dans l’intérêt des Castellans-. Peuvent-ils aussi facilement renier les presque 50% de Castellans ayant voté pour eux lors des dernières élections municipales ? Devons-nous nous attendre à la remise au vote de la vente de la parcelle communale après ces sombres manœuvres ?

 

On peut dire que les Castellans sont bien défendus par leurs élus !

 

Les caisses de notre mairie sont-elles aussi garnies que ce qui a été annoncé lors du conseil municipal du 10.04.2017 où les comptes 2016 de la commune ont été approuvés ?

Savez-vous que le produit de la vente de la parcelle N1759 est déjà inscrit dans la colonne « recettes » du budget municipal alors que la vente n’est pas encore faite ?

Que les dépenses de fonctionnement de 2016 ont dépassé de plus de 60.000 euros les recettes de fonctionnement de l’année ?

Il a été annoncé lors du conseil précité que nos impôts locaux allaient déjà subir une augmentation conséquente cette année, alors qu’aucun des investissements qui seront nécessaires avec cet afflux de population n’est encore commencé !

 

Où va-t-on trouver l’argent nécessaire aux voies d’accès pour les projets immobiliers ? Où va-t-on trouver l’argent nécessaire pour construire les nouvelles écoles ?

Où va-t-on trouver l’argent nécessaire pour les transports en commun ?

Où va-t-on trouver l’argent nécessaire pour payer les nouveaux employés municipaux que va devoir embaucher la mairie ?

 

Le Castellet n’est pas une monarchie où Madame le Maire et son 1er adjoint peuvent régner en toute puissance, sans concertation ni délibération, sans opposition. Les conseillers de la majorité, dans les autres communes françaises, n’ont-ils pas le droit de donner leur avis et de s’opposer à certains projets qui leur paraissent incohérents ? Pourquoi est-ce différent chez nous ?

Le Castellet est pourtant une commune de France, où la loi est celle de la République, celle de la liberté, de la fraternité et de l’égalité des droits et des devoirs, pour les élus comme pour les simples citoyens.

 

Nous ne sommes d’aucun parti politique, nous sommes des citoyens du Castellet, habitants du Plan, du Brûlat, de Ste Anne, du Camp et du Castellet-village, qui souhaitons simplement défendre nos droits et préserver notre qualité de vie. Notre vigilance porte sur l’ensemble des projets immobiliers de la commune lorsqu’ils sont incohérents et démesurés.

Nous refusons d’être les vaches à lait des promoteurs immobiliers ! Si vous souhaitez nous rejoindre ou commenter, contactez-nous sur bvac83330@gmail.com

 

L’équipe de BVAC

(*)La loi SRU (Solidarité et de renouvellement urbain), votée en 2000 et modifiée en décembre 2012, impose un quota de logements sociaux de 25% (par rapport aux habitations principales) d’ici 2025 dans les communes de plus de 3500 habitants.

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